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Spore : le jeu (r)évolution

 
Spore : le jeu (r)évolution

Quand le concepteur de SimCity et des Sims se met à loucher du côté de la théorie de l’évolution, il sème des graines et crée un jeu fort et original dans lequel le joueur, de la cellule à la domination spatiale, devrait s’évertuer à survivre.

 
 

Will Wright n’est pas un inconnu. Co-fondateur de la société Maxis, c’est lui qui a crée les jeux SimCity et The Sims. C’est à dire des concepts fédérateurs qui révolutionnent au passage le paysage vidéoludique.

Ainsi, avec Spore, Will poursuit son ambition de révolution, en proposant cette fois-ci un jeu sur l’évolution, celle inspirée par Darwin.

Spore est un jeu divisé en cinq phases distinctes, avec chacune son gameplay particulier.

La cellule : un vaisseau spatial laisse tomber un objet sur une planète, et aussitôt la vie apparaît, tout d’abord sous forme de cellule. Le joueur incarne cette entité limitée, en se bornant, sur un axe à 2 dimensions, à avaler des choses vertes, ou au contraire des choses rouges, voire d’autres cellules qui rôdent dans le coin. Tout dépend de votre régime alimentaire. Végétarien ou carnivore ? La seconde option est plus facile, plus tentante, à l’image du côté obscur de la force. Il s’agira donc de se nourrir pour accumuler des points d’ADN et ainsi faire évoluer sa cellule. Une flagelle supplémentaire pour se mouvoir plus rapidement ? Des pointes pour se défendre ou attaquer les cellules mitoyennes ? Toutes sortes de customisations sont possibles. Une fois bien rassasié, on passe à la phase suivante, en se faisant pousser des membres.

La créature : le joueur et sa créature sont maintenant aptes à se déplacer sur la terre ferme. Il ne manque que l’intelligence... que l’on va acquérir en allant rencontrer les créatures qui peuplent le monde. On va pouvoir les bastonner jusqu’à les exterminer, ou plus gentiment s’en faire des amis. Quoiqu’il en soit, le résultat est le même, on progresse, le cerveau fonctionne de mieux en mieux. On passe alors à la phase suivante.

La tribu : on ne dirige plus une unique créature, mais tout un groupe, à la façon d’un jeu de stratégie temps réel, si ce n’est qu’il aurait été conçu pour un bisounours niveau difficulté. Encore une fois, l’évolution se fera dans les interactions avec les autres tribus. Encore une fois, on pourra soit les exterminer, soit s’en faire des amies. Encore une fois le résultat sera identique. Et encore une fois, la mode guerrière est plus rapide.

Civilisation : on a évolué et on dispose maintenant d’une ville. On va créer des armes pour asservir les autres villes. Véhicules au sol, bateaux ou avions, on crée le design de chacun, ainsi que le design des batîments qui peupleront nos villes. Une fois la technologie aérienne acquise, on a tout intérêt à s’y consacrer pour dominer la planète à vitesse grand V.

Espace : On a fini par développer un vaisseau spatial. On est prêt à aller conquérir l’espace, ou tout du moins à l’explorer. C’est la phase finale de Spore. Des missions nous sont données. Aller explorer une planète, recueillir des échantillons, soumettre un système solaire, récupérer des artefacts, etc. Tout est bon pour vous inciter à vous balader de planètes en planètes, de systèmes en systèmes jusqu’à plus soif. La phase est d’ailleurs plutôt ennuyeuse, très répétitive...

Comme dans beaucoup de jeux de ce style, on pense qu’il n’y a pas de fin, mais il semblerait qu’après une vingtaine d’heures de jeu dans la phase espace, une fin intervienne néanmoins. A vérifier !

Finalement, Spore est bel et bien une expérience saisissant. Aller de la cellule jusqu’à la domination spatiale, tout en pouvant intervenir sur les aspects physiques des créatures, voilà quelque chose d’absolument unique jusqu’à présent. On s’amuse et on bel et bien d’être le créateur, bien caché derrière son écran. Cependant, une fois arrivé à la phase espace, on se demande bien quel intérêt on aurait de recommencer le jeu. Ce qui fait dire que Spore est une expérience d’autant plus unique que l’on n’y jouera pas deux fois. Mais qui sait... La communauté internet est déjà tellement bien développée qu’on peut s’attendre à tout, surtout si de extensions aux jeux sont proposés dans un futur proche.Will Wright n’est pas un inconnu. Co-fondateur de la société Maxis, c’est lui qui a crée les jeux SimCity et The Sims. C’est à dire des concepts fédérateurs qui révolutionnent au passage le paysage vidéoludique.

Ainsi, avec Spore, Will poursuit son ambition de révolution, en proposant cette fois-ci un jeu sur l’évolution, celle inspirée par Darwin.

Spore est un jeu divisé en cinq phases distinctes, avec chacune son gameplay particulier.

La cellule : un vaisseau spatial laisse tomber un objet sur une planète, et aussitôt la vie apparaît, tout d’abord sous forme de cellule. Le joueur incarne cette entité limitée, en se bornant, sur un axe à 2 dimensions, à avaler des choses vertes, ou au contraire des choses rouges, voire d’autres cellules qui rôdent dans le coin. Tout dépend de votre régime alimentaire. Végétarien ou carnivore ? La seconde option est plus facile, plus tentante, à l’image du côté obscur de la force. Il s’agira donc de se nourrir pour accumuler des points d’ADN et ainsi faire évoluer sa cellule. Une flagelle supplémentaire pour se mouvoir plus rapidement ? Des pointes pour se défendre ou attaquer les cellules mitoyennes ? Toutes sortes de customisations sont possibles. Une fois bien rassasié, on passe à la phase suivante, en se faisant pousser des membres.

La créature : le joueur et sa créature sont maintenant aptes à se déplacer sur la terre ferme. Il ne manque que l’intelligence... que l’on va acquérir en allant rencontrer les créatures qui peuplent le monde. On va pouvoir les bastonner jusqu’à les exterminer, ou plus gentiment s’en faire des amis. Quoiqu’il en soit, le résultat est le même, on progresse, le cerveau fonctionne de mieux en mieux. On passe alors à la phase suivante.

La tribu : on ne dirige plus une unique créature, mais tout un groupe, à la façon d’un jeu de stratégie temps réel, si ce n’est qu’il aurait été conçu pour un bisounours niveau difficulté. Encore une fois, l’évolution se fera dans les interactions avec les autres tribus. Encore une fois, on pourra soit les exterminer, soit s’en faire des amies. Encore une fois le résultat sera identique. Et encore une fois, la mode guerrière est plus rapide.

Civilisation : on a évolué et on dispose maintenant d’une ville. On va créer des armes pour asservir les autres villes. Véhicules au sol, bateaux ou avions, on crée le design de chacun, ainsi que le design des batîments qui peupleront nos villes. Une fois la technologie aérienne acquise, on a tout intérêt à s’y consacrer pour dominer la planète à vitesse grand V.

Espace : On a fini par développer un vaisseau spatial. On est prêt à aller conquérir l’espace, ou tout du moins à l’explorer. C’est la phase finale de Spore. Des missions nous sont données. Aller explorer une planète, recueillir des échantillons, soumettre un système solaire, récupérer des artefacts, etc. Tout est bon pour vous inciter à vous balader de planètes en planètes, de systèmes en systèmes jusqu’à plus soif. La phase est d’ailleurs plutôt ennuyeuse, très répétitive...

Comme dans beaucoup de jeux de ce style, on pense qu’il n’y a pas de fin, mais il semblerait qu’après une vingtaine d’heures de jeu dans la phase espace, une fin intervienne néanmoins. A vérifier !

Finalement, Spore est bel et bien une expérience saisissant. Aller de la cellule jusqu’à la domination spatiale, tout en pouvant intervenir sur les aspects physiques des créatures, voilà quelque chose d’absolument unique jusqu’à présent. On s’amuse et on bel et bien d’être le créateur, bien caché derrière son écran. Cependant, une fois arrivé à la phase espace, on se demande bien quel intérêt on aurait de recommencer le jeu. Ce qui fait dire que Spore est une expérience d’autant plus unique que l’on n’y jouera pas deux fois. Mais qui sait... La communauté internet est déjà tellement bien développée qu’on peut s’attendre à tout, surtout si de extensions aux jeux sont proposés dans un futur proche. Will Wright n’est pas un inconnu. Co-fondateur de la société Maxis, c’est lui qui a crée les jeux SimCity et The Sims. C’est à dire des concepts fédérateurs qui révolutionnent au passage le paysage vidéoludique.

Ainsi, avec Spore, Will poursuit son ambition de révolution, en proposant cette fois-ci un jeu sur l’évolution, celle inspirée par Darwin.

Spore est un jeu divisé en cinq phases distinctes, avec chacune son gameplay particulier.

La cellule : un vaisseau spatial laisse tomber un objet sur une planète, et aussitôt la vie apparaît, tout d’abord sous forme de cellule. Le joueur incarne cette entité limitée, en se bornant, sur un axe à 2 dimensions, à avaler des choses vertes, ou au contraire des choses rouges, voire d’autres cellules qui rôdent dans le coin. Tout dépend de votre régime alimentaire. Végétarien ou carnivore ? La seconde option est plus facile, plus tentante, à l’image du côté obscur de la force. Il s’agira donc de se nourrir pour accumuler des points d’ADN et ainsi faire évoluer sa cellule. Une flagelle supplémentaire pour se mouvoir plus rapidement ? Des pointes pour se défendre ou attaquer les cellules mitoyennes ? Toutes sortes de customisations sont possibles. Une fois bien rassasié, on passe à la phase suivante, en se faisant pousser des membres.

La créature : le joueur et sa créature sont maintenant aptes à se déplacer sur la terre ferme. Il ne manque que l’intelligence... que l’on va acquérir en allant rencontrer les créatures qui peuplent le monde. On va pouvoir les bastonner jusqu’à les exterminer, ou plus gentiment s’en faire des amis. Quoiqu’il en soit, le résultat est le même, on progresse, le cerveau fonctionne de mieux en mieux. On passe alors à la phase suivante.

La tribu : on ne dirige plus une unique créature, mais tout un groupe, à la façon d’un jeu de stratégie temps réel, si ce n’est qu’il aurait été conçu pour un bisounours niveau difficulté. Encore une fois, l’évolution se fera dans les interactions avec les autres tribus. Encore une fois, on pourra soit les exterminer, soit s’en faire des amies. Encore une fois le résultat sera identique. Et encore une fois, la mode guerrière est plus rapide.

Civilisation : on a évolué et on dispose maintenant d’une ville. On va créer des armes pour asservir les autres villes. Véhicules au sol, bateaux ou avions, on crée le design de chacun, ainsi que le design des batîments qui peupleront nos villes. Une fois la technologie aérienne acquise, on a tout intérêt à s’y consacrer pour dominer la planète à vitesse grand V.

Espace : On a fini par développer un vaisseau spatial. On est prêt à aller conquérir l’espace, ou tout du moins à l’explorer. C’est la phase finale de Spore. Des missions nous sont données. Aller explorer une planète, recueillir des échantillons, soumettre un système solaire, récupérer des artefacts, etc. Tout est bon pour vous inciter à vous balader de planètes en planètes, de systèmes en systèmes jusqu’à plus soif. La phase est d’ailleurs plutôt ennuyeuse, très répétitive...

Comme dans beaucoup de jeux de ce style, on pense qu’il n’y a pas de fin, mais il semblerait qu’après une vingtaine d’heures de jeu dans la phase espace, une fin intervienne néanmoins. A vérifier !

Finalement, Spore est bel et bien une expérience saisissant. Aller de la cellule jusqu’à la domination spatiale, tout en pouvant intervenir sur les aspects physiques des créatures, voilà quelque chose d’absolument unique jusqu’à présent. On s’amuse et on bel et bien d’être le créateur, bien caché derrière son écran. Cependant, une fois arrivé à la phase espace, on se demande bien quel intérêt on aurait de recommencer le jeu. Ce qui fait dire que Spore est une expérience d’autant plus unique que l’on n’y jouera pas deux fois. Mais qui sait... La communauté internet est déjà tellement bien développée qu’on peut s’attendre à tout, surtout si de extensions aux jeux sont proposés dans un futur proche.

Carl Pomms
11/09/2008

 


Pour aller plus loin ...
 

>Le site officiel de Spore


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