Un avion tombe de 8000 mètres en cinq minutes

Un avion tombe de 8000 mètres en cinq minutes

Quand un avion se dépressurise, pourquoi le commandant de bord doit-il aussitôt s’astreindre à le faire descendre ?
Explication de ce reflexe d’urgence, justifié par la santé des équipages et des passagers.

Lundi soir, un Boeing 737 de la campagnie Rayanair reliant Bristol à Barcelone a été touché par une depressurisation accidentelle de la cabine. Les pilotes ont aussitôt appliqués les mesures d’urgence : ils ont fait le nécessaire pour amener l’appareil à 4 000 m d’altitude.

Pourquoi une telle manoeuvre ? Afin permettre le plus vite possible d’atteindre une altitude permettant de respirer normalement. En effet, au delà de 4 000 m, l’air est pour ainsi dire irrespirable, et peut entraîner rapidement des asphyxies. Sans compter que la température y est aussi trop basse pour l’organisme.

C’est donc en toute logique que l’équipage a fait rapidement descendre l’avion. Cinq minutes ont tout de même été nécessaire. Un temps que l’on pourrait trouver excessif si l’on ne sait pas qu’au delà des 900 km/h le 737 peut subir des dégâts structurels importants. Il a certainement fallu des nerfs d’acier pour contrôler l’avion dans la descente, en agissant rapidement, tout en se refrénant sur la vitesse.

Pendant la durée de l’opération, des casques à oxygènes -ceux que l’on vous montre lors de la démonstration avant le décollage- tombent du plafond, permettant à tous de continuer à respirer pendant les quelques minutes requises.

Finalement, au delà de la peur très légitime qui a du être ressentie, seuls quelques troubles légers se sont manifestés chez certains voyageurs : l’oreille interne est parfois fragile, et changer si rapidement d’altitude peut y provoquer des traumatismes.

Pour nous rassurer, sachons que cette manoeuvre n’a pas été improvisée, elle fait partie de l’entraînement régulier sur simulateur de vol.

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